Exploring Form: Rediscovering our Roots

BY Sheniz Janmohamed, Literary Arts Editor, LaVaLab, visualarts@lavalab.ca

 

I try. Im trying to unearth you. But there is no map and Ive lost my pride.

All I have is your chewed off pipe, those photos without dates, my failing pride.

As Asian Heritage Month comes to an end, I find myself reflecting upon my identity as a South Asi

an Canadian writer, and how I began my journey in the poetic form of the ghazal.

The ghazal is a poetic form that dates back to 7th century Persia and consists of couplets of equal length/syllable, internal rhyming, rhyming or repeating refrains and a pen name. While I was aware of theghazal tradition, I knew of it as a sung form, not a written one. It was my poetry professor, Dionne Brand, who introduced me to the form in English. I loved the form so much that I decided to write my mini-thesis in theghazal form, and requested the late Kuldip Gill to mentor me through the process.  Before I could begin, Kuldip insisted that I research the history of theghazal to truly understand what it entails and what I’m responsible for when I write within the tradition.

In some cultures, when we go on a pilgrimage, we ask our ancestors to protect and guide us. We acknowledge their presence, request permission, and sometimes experience fear and frustration when we set out on our journey. In the early days of my research, I explored the connection between my voice and that of my ancestors, experiencing fear and frustration as well as moments of gratitude. My first ghazals were written about my ancestors and often to my ancestors - A ritual of sorts, to begin this long journey into myself.

Some of the questions I contemplated were, “How do I keep the history/tradition alive without being mired by it?”, “Why did my ancestors leave their homes to start all over again?”  “Why didn’t I learn the language of my ancestors?”

I realized, and it was an uncomfortable realization, that I didn’t have the answers. Instead of throwing my hands up in frustration, I used those open-ended questions to drive my inspiration in the writing process.  I also had to be honest with what I did know - there were discoveries about my ancestors that were not reflective of my beliefs or ethics, and I felt obligated to present them without distorting them.  I reminded myself that I must own my history, not make excuses for it.

English, a colonial tongue, contains words derived from South Asian languages: curry, jungle, opal, saffron, juggernaut, widow, jasmine, bangle, monsoon, lilac, musk and mango to name a few. I decided that if I was going to write ghazals in English, my refrains would consist of words from Hindi, Malayalam, Arabic, Malay, Urdu and Sanskrit. The last word of each line would be an affirmation of my complex ancestral history. If I couldn’t speak the language, I would speak through the etymology of words, and the form itself.

The ghazal has served as a vital link between my voice and the voice of my ancestors. It has allowed me to be creative and innovative within a structured form, questioning and exploring tradition while upholding it.

I hope that you will have the opportunity to explore a form within your own heritage/ancestry.  And if you do, drop me a note and let me know!

In the meantime, here are some poetic forms to explore:

Tanka (Japan)
Terza Rima (Italy) 
Haiku (Japan) 
Pantoum (Malaysia)
Limerick (England)
Ae Freslighe (Ireland)
Aubade (France)
Chastushka (Russia)
Ruba’i ( Middle East)
Ballad (France/England)
Cinquain (USA)
Standard Habbie (Scotland)
Sonnet (Italy)

 

 

Explorer une forme poétique : Redécouvrir nos Racines

par Sheniz Janmohamed, traduit par Marie Martel, Éditrice du contenu francophone Lavalab

 

“J’essaie. Je suis en train de vous dénicher. Mais il n’y aucune carte et j’ai perdu ma fierté.
Tout ce que j’ai est votre pipe grignotée, ces photos sans dates, ma fierté défaillante »

Alors que le Mois du Patrimoine Asiatique arrive à sa fin,  je me trouve en train de réfléchir sur mon identité d’écrivain canadien d’Asie du Sud et sur la façon dont j’ai commencé mon voyage dans la forme poétique du ghazal.

Le ghazal est une forme poétique qui remonte à la Perse du 7ème siècle et qui consiste en des couplets d’égale longueur/syllabes, des rimes internes, des rimes ou répétitions de refrains et un nom de plume.
Alors que j’étais au courant de la tradition du Ghazal, je la connaissais sous forme de chanson, pas sous forme d’écriture. C’était mon professeur de poésie, Dionne Brand, qui me l’a présentée en anglais.  J’ai tellement aimé cette forme de poésie que j’ai décidé d’écrire ma petite-thèse dans la forme ghazal, et demandé à Kuldip Gill de m’encadrer à travers ce processus. Avant que je puisse commencer, Kuldip a insisté sur le fait que je fasse des recherches sur l’histoire du Ghazal pour réellement comprendre ce que cela implique et ce dont je suis responsable quand j’écris dans la tradition.

Dans certaines cultures, quand nous allons en pèlerinage, nous demandons à nos ancêtres de nous protéger et de nous guider. Nous reconnaissons leur pré

sence, demandons permission et parfois éprouvons de la peur et de la frustration quand nous démarrons notre voyage.  Dans les premiers jours de ma recherche, j’ai exploré le lien entre ma voix et celle de mes ancêtres, éprouvant de la peur et de la frustration ainsi que des moments de gratitude. Mes premiers écrits dans la forme ghazal ont été écrits sur mes ancêtres et souvent pour mes ancêtres. Un rituel de toutes sortes pour commencer ce long voyage en moi-même.

Certaines des questions que je contemplais étaient : « comment puis-je garder cette histoire/tradition vivante sans être embourbée par elle ? », « Pourquoi mes ancêtres ont-ils quitté leurs maisons pour tout recommencer ? », « Pourquoi n’ai-je pas appris la langue de mes ancêtres ? ».

J’ai réalisé, et c’était une réalisation inconfortable, que je n’avais pas les réponses. Au lieu de lever  mes mains  de frustration, j’ai utilisé ces questions sans réponses pour mener mon inspiration dans le processus d’écriture.
L’anglais, un langue colonial, contient des mots issus des langues Sud-Asiatiques : curry, jungle, opale, safran, mastodonte, veuve, jasmin, bracelet, la mousson , lilas , musc mangue pour en nommer que quelques-uns. J’ai décidé que si j’allais écrire ghazal en anglais, mes refrains seraient composés de mots hindi, malayalam, arabe, malais, ourdou et le sanskrit. Le dernier mot de chaque ligne serait une affirmation de mon histoire ancestrale complexe. Si je ne pouvais pas parler la langue, je parlerais à travers l’étymologie des mots et la forme elle-même.

Le ghazal a servi comme un lien vital entre ma voix et la voix de mes ancêtres. Il m’a permis d’être créative et innovatrice dans une forme structurée, questionnant et explorant la tradition tout en la confirmant.

J’espère que vous aurez l'occasion d'explorer une forme au sein de votre propre patrimoine / ascendance. Et si vous le faites, envoyez-moi une note et faites le moi savoir !

En attendant, voici quelques formes poétiques à explorer :

Tanka (Japon)
Terza Rima (Italie) 
Haiku (Japon) 
Pantoum (Malaisie)
Limerick (Angleterre)
Ae Freslighe (Irlande)
Aubade (France)
Chastushka (Russie)
Ruba’i ( Moyen Orient)
Ballad (France/Angleterre)
Cinquain (Etats-Unis)
Standard Habbie (Écosse)
Sonnet (Italie)

 

 

 

 

 

 


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