Les jeux Panaméricains : exemple de la diversité ! 

Entrevues avec 2 artistes canadiens

Par Marie Martel, Éditrice du contenu francophone, Lavalab
 
 
 
Les jeux Panaméricains sont en pleine effervescence et avec eux la culture et l’art. En effet, via un moteur extraordinaire qu’est le sport, la culture et l’art sont mis au premier plan.
Les jeux Panaméricains présentent un important volet culturel et artistique dans lequel la francophonie trouve sa place. Mais pas seulement la francophonie ! Ces jeux sont un bon exemple de ce qui me plaît au Canada : le multiculturalisme et la diversité !
C’est dans cet engouement, que l’idée m’est venue de profiter de ce multiculturalisme en faisant une entrevue avec deux artistes présents aux jeux Panaméricains, deux artistes différents mais ayant le même objectif : partager, via la musique, leur culture et célébrer à leur manière les jeux Panaméricains.
 
 
Entrevue avec le groupe La Bottine Souriante
 
Pendant que le Markham GlobalFest battait son plein, j’ai eu la chance de m’asseoir avec Benoît, le chanteur du groupe La Bottine Souriante.
La Bottine Souriante a vu le jour à l’automne 1976 dans Lanaudière, une région du Québec où le métissage entre racines celtiques et acadiennes est venu fertiliser le terroir. L’arrivée du groupe sur la scène artistique québécoise s’inscrit dans un mouvement de retour aux sources qui a permis à toute une génération, au cours des années 70, de redécouvrir ses traditions.
 
M : Quelle est votre histoire ? Comment votre groupe s’est formé et développé à travers le temps ?
B : Le groupe est devenu un icone grâce à la longévité. On a commencé à l’automne 1976. Au début c’était sans prétention, on jouait dans la région, on jouait dans les bars, on jouait pour la fête nationale. Avec le temps, le groupe a pris de l’assurance. Des gens sont partis et d’autres sont arrivés. Le groupe a grossi aussi. Depuis l’album « Je veux changer de chapeau » il y a eu des explorations avec les cuivres. Mais même avant les cuivres, l’ajout de la contrebasse est arrivé avec le piano que l’on avait pas au début. À nos débuts, c’était le violon, l’harmonica, la guitare, les voix et les pieds. Avec l’arrivée des autres instruments et notamment des cuivres, il y a eu cette couleur particulière que la Bottine Souriante a, de rythme cubain, jazzé, qui assaisonne le répertoire traditionnel québécois.
 
M : Comment définissez-vous votre musique ? En quoi votre culture et vos racines sont-elles importantes et qu’apportent-elles à votre musique ?
B : Nos racines sont tellement importantes que c’est toute notre musique. La très grande majorité du répertoire que l’on fait est un répertoire traditionnel qui existe depuis longue date. Il y a quelques compositions que les membres ont ajouté mais c’est très majoritairement encore traditionnel. C’est la couleur, les arrangements, l’interprétation que l’on en fait qui sont différentes mais notre musique vient de nos alleux, de notre culture. Il faut dire aussi que le berceau principal de la culture de la Bottine Souriante est Lanaudière au nord de Montréal, c’est là que la plupart des membres demeuraient au début. Il y a eu des gens de la région de Québec et maintenant c’est un mélange de Lanaudière et de la région de Montréal.
 
M : Vous avez joué à Markham l’hiver dernier. Comment avez-vous réagi à cette invitation et pourquoi l’avoir accepté ?
B : C’est un plaisir de venir ici, c’était une belle occasion vu que l’on venait aux jeux Panaméricains de retourner à Markham. Dans le passé c’est arrivé assez souvent de retourner à des festivals ou on est allé mais c’est rare que l’on retourne la même année au même endroit. En 6 mois on est revenu à la même place. Ce qui est intéressant c’est qu’en janvier on avait remarqué la vivacité de la communauté francophone. En autre il y avait un groupe qui avait fait la première partie très dynamique avec qui on avait terminé le spectacle et cela avait été vraiment plaisant.
 
M : Les Jeux Panaméricains apportent et offrent une mixité et une diversité à travers le sport, la culture et les arts. En quoi cette mixité est-elle importante pour votre groupe ?
B : La Bottine Souriante a une mixité. Même avant l’ajout des cuivres, on a dans notre musique à Québec un mélange de culture. Je pense que si on fait la recherche sur les différentes cultures à travers le monde, on doit avoir très peu de culture qui n’ont pas de mixité. La nature fait que la mixité donne la force et dans la musique il faut un mélange des cultures pour que cela fonctionne. Les Québécois ont cette mixité de base avec les français, les amérindiens, les écossais, les irlandais et même les Américains, il y a eu vraiment un mélange de toutes ces cultures. Je trouve extraordinaire que dans notre culture traditionnelle on chante encore en français.
 
M : Quels étaient vos objectifs en venant à Toronto et en participant aux jeux Panaméricains ? Voyez-vous cela comme un élan francophone ?
B : Je l’espère. On sait que la communauté sera présente et apportera son enthousiasme. Venir dans la communauté de Toronto est une tradition pour la Bottine Souriante.
 
M : La ville de Markham a obtenu la désignation. A partir du 1er juillet 2018, tous les services seront offerts en français. Qu’en pensez-vous ?
B : C’est super. Cela peut juste aider la communauté francophone. J’ai beaucoup joué dans des milieux où la communauté francophone est minoritaire et il y a parfois des très belles surprises comme ici où c’est très vivant. Malheureusement il y a des endroits où ça se perd, la culture se perd donc cette décision peut juste aider à maintenir cette culture. Ce qui est difficile quand on est en minorité est d’intéresser la jeune génération à garder au moins cette racine. Il ne faut tout simplement pas perdre notre culture et cette décision va simplement aider la communauté francophone de Markham.
 
Pour en savoir plus sur la Bottine Souriante, visiter : http://www.bottinesouriante.com/
 
 
 
Entrevue avec Jordan Alexander

 

Jordan Alexander a eu une première année pleine de succès sur la scène musicale de Toronto. Elle a été couronnée gagnante du Concours de Talent Spectra 2013 et a été choisie pour jouer à Honey Jam 2013 où elle a rencontré son manager, producteur et co-scénariste, Jarvis Church.

Après avoir quitté Vancouver pour Toronto pour poursuivre une carrière d'actrice, la ville a découvert l'amour de Jordan pour l'écriture de la chanson et le spectacle. Avec sa guitare et sa voix soul sensuelle, Jordan s’est fait un nom en jouant ses chansons originales dans différents lieux de Toronto. Jordan joue également dans des événements de charité locaux, tels que The Aids Fundraiser at Club 120, Voila Learning Fundraiser at Pero, and Toronto Pride 2013.
 
M : Racontez-nous un peu votre histoire ? Comment êtes-vous tombée dans la musique ?
AJ : Ma famille est très musicale, ma soeur aînée était dans des comédies musicales à l'école secondaire et mon père était dans un groupe quand il était plus jeune et il chante tout le temps. À 12 ans mes grands-parents et mes parents m’ont donné une guitare et j’ai commencé à jouer et chanter des chansons qui me plaisaient. Je n’ai jamais vraiment écrit quoi que ce soit jusqu'à l’âge de 17 ans et à partir de cet âge, j’ai juste continué à travailler dessus. J’aime faire de la musique parce que je peux le faire par moi-même et aussi c’est comme une thérapie, je peux écrire des chansons qui ne se rapportent pas seulement à moi, elles sont moi. Faire de la musique me rend heureuse et m’aide quand j’en ai besoin et me sens triste.
 
M : Comment décrivez-vous votre musique ? Quelles sont vos influences ?
AJ : Ma musique est très pop- y, j’aime avoir des accrocheurs que le public peut chanter. Il y a aussi un élément urbain et alternatif dans ma musique. Mes influences changent avec le moment mais pour mon album en cours Reject Misfit Outcast, je dirais que les plus grandes influences sont Taylor Swift, Lorde et Ellie Goulding, c’est ce que j’ai beaucoup écouté ces derniers temps.
 
M : Concernant les compositions de vos chansons, quelles sont vos plus grandes inspirations ?
AJ : Je suis vraiment inspirée par ce que nous ressentons en tant qu’êtres vivants. Toutes les nuances d’émotion et les connections que nous avons avec les autres inspirent vraiment mon besoin d’écrire.
 
M : Les jeux Panaméricains sont une belle opportunité de célébrer la diversité à travers différentes formes d’art ? Comment avez-vous réagi à cette invitation et comment avez-vous vu vécu ce moment ?
AJ : J’étais vraiment excité quand Jarvis Church m’a invité à faire l’ouverture pour lui et à jouer pendant les jeux Panaméricains. Je pense que la diversité c’est ce que nous rend intéressant et je célébrerais cela tous les jours !
 
M : Quelle était votre objectif en participant aux jeux Panaméricains ? Voyez-vous cela comme un élan multiculturel et un moment de partage ?
AJ : Je voulais vraiment célébrer les jeux Panaméricains et montrer mon soutien aux athlètes et aux jeux dans leur ensemble. Chaque fois que vous arrivez à interagir avec des personnes de différents pays, de cultures et origines différentes, vous en bénéficiez. Tout le monde impliqué gagne quelque chose de si précieux en rencontrant la diversité.
 
M : Parlez-nous de votre avenir et de vos prochains projets ?
AJ : Tout ce que je vois pour moi est la musique, je ne pourrais jamais voir un avenir sans musique. Je publie mon album Reject Misfit Outcast à l'automne de cette année et j’ai déjà commencé à écrire pour le prochain album. J’adore écrire et j’aime chanter, c’est vraiment une grande partie de qui je suis.
 
 
Pour en savoir plus sur Jordan Alexander, visitez :  http://www.jordanalexandermusic.com/
 
 
 
 

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