Les aurores boréales naissent sous les pierres

by Geneviève Lévesque

Les aurores boréales naissent sous les pierres, Édition du Loup de Gouttière, Québec, 2003, 53 p.

Une voix, dépouillée des liens qui ont pu la retenir à la société – "j’ai jeté mon nom", dit-elle –, se remet au monde par l’acte d’écriture : "il me fallait m’écrire pour me donner vie". C’est ainsi que commence une plongée jusqu’aux origines, depuis la naissance jusqu’à l’épreuve de "la maladresse d’exister". La folie n’est jamais loin dans ces profondeurs où "la nuit ouvrait ses veines" et où "je croissais sous les pommes/violée par le vent". Mais arrive le moment où l’action devient nécessaire, où la voix doit "allum[er] les feux fous à fendre le bois". L’immersion continue, mais même au fond des mers l’espoir demeure qu’un "éveil vien[ne] rompre l’attente/nettoyer les corps et ratisser les souffles". Un retournement, en effet, s’opère. La vie revient dans une seconde naissance, mettant un terme à l’initiation et inaugurant une conscience renouvelée du monde, car "aujourd’hui je vis au large du large". Suit l’euphorie des sensations accompagnée d’un sentiment d’élargissement de l’être quand "une galaxie s’ouvre au creux de ma poitrine". Et bientôt l’autre, le compagnon de désir, appelé par ce surgissement de vie, s’éveille et "[s’]ouvre[…] comme un lac à la fenêtre". "Tu me comprends jusqu’au pardon de l’écume/rassemblant nos corps dans la soif", dit la voix avec une confiance nouvelle, "regard[ant] l’horizon s’ouvrir au creux de [s]a main".


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